Chroniques d'un sérievore Never seem to get enough…

À propos

Si je devais compter le nombre d'heures par an, durant lesquelles je regarde des séries, je crois que ça me refroidirait sec :o .

Mes premières heures devant remontent déjà loin. C'était les années innocentes, celle où l'on subissait les horaires dictées par les chaînes, où le magnétoscope était l'outil indispensable, salvateur, qui permettait de ne rater aucun épisode de ses séries préférées (et accessoirement de faire avance rapide pendant les coupures pubs !). Mais bien avant cela, quand j'avais autour de 10 ans, bien avant de devenir accroc, mon enfance fut bercée par les épisodes du samedi de L'Agence tous risques ou de MacGyver, qui passaient dans l'après midi. Je les regardais dans le désordre, sans attente particulière, certains parfois plusieurs fois (les rediffusions étaient très prisées des chaines à cette époque). Les séries n'avaient pas le même rôle dans les grilles des programmes, pas la même valeur. Personne ou presque ne parlait en termes de saisons ou d'épisodes inédits.

Puis vint X-Files, série révélatrice, en tout cas pour moi. D'abord programmée en 2ème partie de soirée le vendredi, la série fut vite propulsée le samedi avec 3 épisodes en prime time s'il vous plait ! Là tout s'accélère, plus question de rater un épisode, je devins fan de cette série. Ce n'était que le début. Les chaînes ont vite compris leur potentialité en termes d'audience et commence alors à communiquer dessus de façon beaucoup plus dynamique : soirées spéciales, annonce en grande trombe des saisons inédites, etc...

Presque parallèlement, le haut débit se démocratise et se répand dans les foyers. C'est véritablement Internet qui servira de vecteur de diffusion pour des centaines de séries à travers le monde, de toutes nationalités mais finalement, principalement américaines. Je me rappellerai toujours de la façon dont je me suis gloutonné la première saison de 24. Les dés étaient jetés, mon appétit aguiché, ma soif de séries ne faisait que commencer.